Actualités

ATELIER D’EDUCATION A LA PAIX ET LA COHABITATION PACIFIQUE

22/08/2017

Organisé du 15 au 16 aout 2017 au Compound MBILI de Goré, cet atelier intervient un mois après celui tenu à Haraze le 12 juillet dernier et regroupe au total 108 participants composés des réfugiés, autochtones, les autorités traditionnelles et coutumières, les autorités administratives, civiles et militaires, les comités mixtes, les représentantes des groupements des femmes ainsi que les ONGs partenaires.

Une vue des participants à l'atelier

Une vue des participants à l'atelier  

    
Placé sous le thème ‘’Rôle des leaders réligieux dans l’éducation à la résolution pacifique des conflits’’ l’atelier a pour objectifs spécifiques d’identifier les sources de conflit influençant la cohabitation pacifique entre la population hôte et les réfugiés ; de déterminer les mécanismes de prévention et résolution pacifique des conflits et enfin de mettre en place des initiatives communautaires pour l’éducation à la paix et cohabitation pacifique.

Au-delà du caractère conflictogène de la présence du réfugié dans son milieu d’accueil, ce dernier est aussi porteur du changement dans la mesure ou son implication à la vie communautaire de son nouveau milieu de vie et sa prise en charge par les Organisations Humanitaires exige un certain nombre d’investissement dans les domaines socio-économiques.

Le choix du Tchad comme lieu de refuge aux victimes des catastrophes et des conflits obéissent à plusieurs paramètres. Non seulement le Tchad est limitrophe à la RCA c’est-à-dire à proximité des lieux de conflits, mais il est d’abord et surtout un îlot de paix offrant les meilleures conditions de sécurité

En effet, le contexte socioculturel de la production des rapports autochtones/migrants présuppose soit une homogénéisation des rapports qui puise ses racines dans la perception positive de l'image de « l’étranger source de prospérité économique », soit la perception négative de l'image de « l’étranger envahisseur » par les autochtones donne lieu à des pratiques de discrimination et de différenciation sociale.  C’est tout le contexte ayant conduit à l’organisation des ateliers d’éducation à la paix dans nos différents bureaux.

Le Chef de Sous-délégation d’ADES Innocent MBAL GANGA dans son adresse de circonstance a mentionné que cet atelier se veut un tremplin pour poser les problèmes, les facteurs endogènes ou exogène pouvant être considérées comme des menaces à la paix et la cohésion sociale. Il renchérit en ces termes : « C’est aussi dans l’esprit va se dérouler tout en l’ayant à l’esprit par chaque participant ».

Le Chef de Sous-délégation d'ADES  Innocent MBAL GANGA dans son mot de circonstance   Ph : ©Rhovys/ADES

Pour le Chef de Sous-délégation intérimaire du HCR JEROME Merlin ´´la chance est qu’entre réfugiés et autochtones il y a une culture partagée, des langues partagées, des religions partagées. Ceci représente un socle solide pour construire une cohabitation pacifique et construire le futur´´. JEROME Merlin de conclure que les solutions pour la prévention et leur réponse doivent être identifiées de commun accord au cours de cet atelier avec une forte implication des autorités.

Le Chef de Sous-délégation ai du HCR  JEROME Merlin dans son allocution       Ph:©Rhovys/ADES

Le préfet du département de la Nya Pendé GONGTAR Augustin dans son adresse a exhorté les participants à faire des échangés fructueux et constructifs pouvant aboutir à mettre d’avantage en place les initiatives de consolidation de paix chèrement acquise selon ses propres termes. Le préfet de renchérir et d’insister : ´´que cet atelier soit pour tous un cadre de familiarisation et un point de départ pour la mise en place des initiatives prometteuses pour la consolidation de la paix dans notre département de la Nya Pendé partant des zones d’installation des réfugiés au Sud du Tchad et qu’il soit un exemple à suivre pour toutes les autres régions du Tchad´´. 

GONGTAR Augustin, Préfet de la Nya PENDE ouvrant les travaux de l'atelier        Ph : ©Rhovys/ADES

Plusieurs communications sont portées à l’attention des participants notamment La Compréhension du conflit intercommunautaire, les différents types de conflits, la résolution des conflits par des mécanismes non juridictionnels, la cohabitation pacifique et les méthodes de prévention des conflits et éduquer à la paix et à la non-violence pour un mieux vivre ensemble. Tous ces thèmes sont respectivement animés par MASRABEYE Blaise Coordonnateur SERCOM d’ADES, DABTAR Christian Coordonnateur de l’APLFT, TANGAR Hyppolite Field Associate au HCR et MONGAR Joseph Inspecteur de l’action sociale.

Les travaux de groupe ont permis de renforcer la compréhension des participants sur les enjeux de la cohabitation pacifique. Ceux-ci ont formulé des résolutions et des recommandations. Au titre des recommandations issues de cet atelier de deux (2) jours l’on retiendra ci-dessous les points suivants :

Aux autorités locales de :

·      Faire respecter les Couloirs de transhumances par les agriculteurs et Eleveurs ;

·      Accorder une autorisation légale au comité mixte des sages pour l’exercice de ses fonctions ;

·      Organiser des caravanes de paix entre refugiés et autochtones pour sensibiliser et éduquer les deux communautés dans la promotion de la paix et de la cohabitation pacifique ;

Au HCR et ses partenaires

·      Restructurer et redynamiser les Comités mixtes des Sages autochtones et refugiés en impliquant les femmes, les éleveurs sédentaires et les chefs de villages ;

·      Renforcer les capacités de ces comités dans les techniques de résolution pacifique des conflits ;

·      Réhabiliter les abris existants et les céder aux bureaux des Comités mixtes des Sages ;

·      Appuyer les comités mixtes de sages en matériels de travail et faire le suivi de leurs activités ;

·      D’organiser la Journée Nationale la cohabitation pacifique ;

·      Appuyer les Comités mixtes des Sages par le financement de leurs projets et suivre leurs travaux

Aux refugiés

·       De respecter les lois et les us et coutumes du pays d’accueil ;

A la population hôte

·      De considérer les réfugiés comme des frères et sœurs en détresse et non des envahisseurs

Aux comités mixtes des sages

·      De prôner toujours la paix et la cohabitation pacifique entre les deux communautés ;

·      Collaborer étroitement avec les autorités locales pour le maintien de la paix au sein des deux communautés

ANNEXES : IMAGES DES SEANCES DE L’ATELIER

Le Coordonnateur SERCOM d’ADES Blaise MASRABEYE    

DABTAR Christian Coordonnateur de l’APLFT

MONGAR Joseph Inspecteur du Ministère de l'action sociale

TANGAR Hyppolite, Field Associate HCR Gore

Travaux de groupes



Retour